Tremblement de terre à Haïti
Pourquoi et que faire désormais? Haïti semble damné par les cieux et les hommes. Le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 écrase un pays déjà meurtri par les conflits, la pauvreté, la corruption et les catastrophes naturelles. Pourtant, bien qu'inévitables, les dégâts causés par ce tremblement de terre, au même titre que ceux des autres catastrophes naturelles qui touchent régulièrement ce pays, auraient pu être atténués
La situation
Pourquoi? Loin de tout fatalisme, les causes sont connues : situé à la frontière des plaques des Caraïbes et nord-américaine, l'île d'Hispaniola (que partage Haïti avec la République dominicaine) est une zone d'activité sismique. La pauvreté et une anarchie politique ont empêché Port-au-Prince de mieux se prémunir face aux tremblements de terre (mauvaise construction en béton, absence de normes parasismiques et de planification urbaine, bidonvilles dans des ravins...). "Bien plus qu'une catastrophe naturelle", comme le titre un article du Guardian, traduit sur le site de Presseurop.
Haïti, le temps d'après, blog du quotidien Le Temps
Six mois après, « business as usual » en Haïti ?, Christophe Wargny, Le Monde diplomatique, 13 juillet 2010
A Haïti, «les gens vivent toujours sous des gravats», Pauline André, Libération, 12 juillet 2010
En Haïti, l’urgence perdure, Caroline Stevan, Le Temps, 25 mai 2010
Les réfugiés refusent de quitter leurs tentes, Lionel Edouard, Courrier international, 12 mai 2010
En Haïti, les sans-abri sous la menace des cyclones, Jean-Michel Caroit, le Monde, 14 avril 2010
A Haïti, "il y a peu d'architectes et d'ingénieurs pour construire bien", Propos recueillis par Grégoire Allix, Le Monde, 15 janvier 2010
Haïti : une transition qui n'en finit pas, Christophe Wargny, Alternatives Internationales, Hors-série n°7, Décembre 2009
Haiti Press Network
L'aide internationale
Que faire? L'ampleur de l'aide humanitaire semble être à la hauteur de la catastrophe, toutes les grandes organisations internationales sont mobilisées et, en Suisse, la Chaîne du bonheur a récolté près de 65 millions de francs. Les problèmes ne viendront pas des moyens mais de la coordination et de la logistique. La multiplication des acteurs risquent de compliquer lourdement la tâche, de nombreux experts préconisant de donner la priorité aux agences de l'ONU et aux grandes ONG. L'aide humanitaire devra se défaire d'une logique de rivalité et de concurrence, tristement incarnée, notamment par les Etats-Unis et la France.
Mais surtout l'aide doit s'inscrire dans la durée tout en rendant le pouvoir aux Haïtiens. Qu'en est-il cinq mois après la catastrophe? Loin des projecteurs médiatiques et de l'émotion mondialisée, Haïti compte ses sans-abri et ses déplacés, après avoir pleuré ses quelques 220'000 morts. Des dizaines de milliers de victimes vivent dans des campements de fortune alors que la saison des pluies doit commencer début juin. Des experts songent à désengorger Port-au-Prince, beaucoup trop dense et mal construit pour supporter de probables nouvelles catastrophes.
United Nations
Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Cet
organisme spécialisé de l'ONU doit coordonner l'aide humanitaire à Haïti
Les paysans haïtiens refusent l'aide de Monsanto, Jean-Michel Caroit, Le Monde, 2 juillet 2010
Réunion internationale pour la reconstruction d'Haïti, Le Monde, 2 juin 2010
Haïti, champ de bataille de la guerre humanitaire, Bolya Baenga, Afrik.com, 5 mai 2010
L'Afrique au secours de Haïti, Sabine Cessou, Libération, 27 janvier 2010
En Haïti, l'aide humanitaire doit d'abord s'adosser aux solidarités locales, Rony Brauman, Le Monde, 21 janvier 2010
L'Amérique impose son leadership, Laure Mandeville , Le Figaro, 18 janvier 2010
Haïti et les ravages de la bonne conscience, Thierry Meyer, 24heures, 16 janvier 2010
Aider Haïti sans le gouverner?, Bernard Guetta, Le Temps, 16 janvier 2010
L'urgence et l'avenir, Patrick Apel-Muller, L'Humanité, 15 janvier 2010
Face au désastre, la difficile mission des ONG en Haïti, Soline Ledésert, Rue89, 15 janvier 2010
L'aide suisse
L'aide suisse, quant à elle, se concentrera en dehors de Port-au-Prince, notamment sur des projets de reconstruction d’infrastructures scolaires et hospitalières. Elle disposera jusqu'en 2012 d'un montant total de 36 millions de francs, auxquels il faut ajouter les fonds privés et ceux récoltés par la Chaîne du Bonheur.
Entre les affres du volcan Eyjafjöll et de la marée noire de BP, le tremblement de terre à Haïti doit demeurer au centre des préoccupations car ces conséquences menacent encore tout un peuple. Ce dossier suit l'évolution de la situation avec un regard particulier sur l'aide humanitaire suisse et internationale.
Page de la DDC consacrée au tremblement de terre
Haïti : 100 jours après le terrible tremblement de terre, Chaîne du Bonheur, 24 avril 2010
La Suisse au secours des Haïtiens, Valérie de Graffenried , Le Temps, 21 janvier 2010
La diaspora veut peser plus sur le destin d’Haïti, Frédéric Burnand, Swissinfo, 15 janvier 2010

